Principales statistiques (mensuelles) - Chômage
Les séries sur le chômage présentées dans ce chapitre se rapportent en principe à l'ensemble du territoire national d'un pays donné. Dans certaines statistiques sur le chômage (Sources II et III), les données relatives aux zones rurales sont cependant moins complètes que celles qui concernent d'autres régions.
La définition du chômage, telle qu'elle est donnée dans la résolution adoptée par la huitième Conférence internationale des statisticiens du travail (Genève, 1954), ainsi que les descriptions méthodologiques des diverses séries nationales diffusées dans le Bulletin figurent dans Sources et méthodes: statistiques du travail (précédemment Sources et méthodes statistiques). Guide technique des séries publiées dans le Bulletin et l'Annuaire des statistiques du travail. Vol. 3: "Population active, emploi, chômage et durée du travail (Enquêtes auprès des ménages)", troisième édition (Genève, BIT, 2004) et vol. 4: "Emploi chômage, salaires et durée du travail (fichiers administratifs et sources connexes)", deuxième édition (Genève, BIT, 2004).
En 1982, la treizième Conférence internationale des statisticiens du travail a adopté une nouvelle résolution concernant les statistiques de la population active, de l'emploi, du chômage et du sous-emploi, dans laquelle la définition du chômage est révisée.
La nouvelle définition est, dans une large mesure, semblable à la définition antérieure adoptée par la huitième Conférence. Elle introduit, cependant, certaines amplifications et modifications concernant, en particulier, le critère de la recherche d'un travail et de la disponibilité pour le travail, le traitement statistique des personnes temporairement mises à pied, les personnes disponibles pour travailler mais ne recherchant pas activement du travail, etc. Les modifications sont faites dans le but de mesurer le chômage d'une façon plus précise et plus significative tant dans les pays développés que dans ceux en voie de développement. Le texte complet de la nouvelle résolution figure dans la publication: Recommandations internationales en vigueur sur les statistiques du travail (Genève, BIT, 2000).
On distingue, en général, quatre principaux types de statistiques (indiqués dans les en-têtes du tableau par les codes I, II, III et IV).
Source I: Enquêtes par sondage sur la main-d'oeuvre et Enquêtes générales par sondage auprès des ménages
Ces enquêtes par sondage sur la main-d'oeuvre fournissent généralement les statistiques d'ensemble les plus complètes sur le chômage, car elles permettent en particulier de couvrir des groupes (tels que les personnes en quête d'emploi pour la première fois) qui, souvent, ne sont pas compris dans les statistiques du chômage obtenues par d'autres méthodes. En général, la définition du chômage adoptée pour ce type de statistiques suit plus fidèlement les recommandations internationales et de telles statistiques sont plus comparables sur le plan international que celles obtenues d'autres sources. De même, les pourcentages de chômage sont généralement plus fiables du fait qu'ils sont calculés en rapportant le nombre évalué des personnes en chômage à l'effectif évalué de la main-d'oeuvre civile (personnes occupées, plus chômeurs) dérivé des mêmes enquêtes.
Source II: Statistiques d'assurances sociales
Les statistiques de cette source sont tirées de deux types de régimes, respectivement: Régimes d'assurance chômage obligatoire (type a) qui ont ordinairement une vaste portée industrielle et qui portent, en général, sur les ouvriers et les employés ou sur les ouvriers seulement, et Caisses syndicales (type b), dont la portée dépend du degré de développement des syndicats, des conditions réglant l'affiliation aux syndicats ou à la caisse syndicale, du nombre des syndicats fournissant des données, etc. Ces séries sont identifiées, respectivement, par les codes IIa et IIb. Pour les deux régimes, les pourcentages de chômage sont calculés en comparant le nombre de bénéficiaires d'allocations de chômage et le nombre total des travailleurs assurés couverts par les régimes. Toutefois il est difficile, sinon impossible, de déterminer jusqu'à quel point de telles statistiques peuvent être considérées comme fournissant une indication exacte du niveau général du chômage dans un pays donné.
Source III: Statistiques des bureaux de placement
Ces statistiques donnent généralement le nombre de demandeurs d'emploi figurant sur les registres à la fin de chaque mois. Elles peuvent comprendre, outre les personnes sans travail, des personnes en grève ou dans l'incapacité temporaire de travailler par suite de maladie et des personnes occupées à des travaux entrepris pour secourir les chômeurs. En principe, ces statistiques ne comprennent pas les personnes qui, bien que pourvues d'un emploi, sont désireuses d'en changer et sont, en conséquence, inscrites dans des bureaux de placement; cette série est identifiée par le code III.1. Cependant, si la série comprend également les personnes déjà pourvues d'emploi mais désireuses d'en changer, elle est alors identifiée par le code III.2.
La valeur de ces statistiques est très variable. Lorsque les bureaux de placement fonctionnent en rapport étroit avec une assurance chômage, l'inscription étant une des conditions mises à l'octroi des indemnités, les données sont aussi fiables que celles des statistiques d'assurance chômage obligatoire. Quand les bureaux sont en étroite relation avec des régimes d'assistance publique d'une large portée, les chiffres relevés peuvent également fournir des données satisfaisantes durant l'existence de tels régimes. Toutefois, lorsque les inscriptions sont purement volontaires et surtout lorsque les bureaux de placement ne fonctionnent que dans les régions à forte densité de population ou ne sont pas utilisés largement par les salariés en quête de travail ou par les employeurs qui cherchent des travailleurs, les statistiques sont en général très incomplètes et ne fournissent pas une indication sûre du niveau du chômage. La portée des données dépend donc, d'une part, de l'organisation du réseau des bureaux et, d'autre part, de l'habitude qu'ont les travailleurs de s'y inscrire et de l'intérêt qu'ils ont à le faire. Dans bien des cas, les personnes occupées dans l'agriculture et habitant des régions à population moins dense sont parfois à peine couvertes par les statistiques, quand elles le sont. La portée des statistiques des bureaux de placement est de ce fait très difficile à préciser et il est très rare que les données permettent de calculer des pourcentages de chômage satisfaisants. En général, ces statistiques ne seront donc pas comparables d'un pays à un autre. Cependant, s'il n'y a pas de changements dans la législation ou dans les réglementations administratives et similaires, leurs fluctuations au sein d'un même pays peuvent indiquer les variations dans l'étendue du chômage.
Source IV: Évaluations officielles
Ces statistiques sont des évaluations officielles fournies par les autorités nationales. De telles estimations sont généralement basées sur une combinaison d'informations tirées d'une ou plusieurs sources mentionnées ci-dessus (I, II et III).
Pour l'explication des signes et symboles utilisés dans les tableaux, cliquer ici.
